Si la globalisation des marchés de capitaux a conduit les établissements financiers à raisonner de plus en plus de manière mondiale, cela est vrai également des régulateurs qui les contrôlent. C’est pourquoi un processus d’harmonisation des normes comptables est en cours sous l’impulsion de l’IASC (International Accounting Standards Committee), qui établit des normes comptables internationales qui sont ensuite adaptées au cadre réglementaire domestique. C’est dans ce contexte qu’a été adoptée la norme IAS 39 relative aux instruments financiers, qui s’inscrit dans la volonté de l’IASC de comptabiliser l’essentiel des postes de bilan en " Fair Value ". En particulier, elle impose de comptabiliser en valeur de marché les portefeuilles dérivés de couvertures mises en place dans le cadre des gestions actif-passif, indépendamment du mode de comptabilisation des postes qu’ils couvrent. L’application stricte de cette norme aux banques françaises aurait donc des conséquences très profondes sur les activités de produits dérivés et sur les politiques de gestion actif-passif des établissements. IAS 39 , la garantie d’une information comptable adéquate ? IAS 39 , un ralentissement des activités de dérivés dans les banques françaises ? IAS 39 , le cauchemar des gestionnaires d’actif passif ? Pour répondre à ces questions, mais aussi pour entamer une réflexion de place sur un sujet qui remet en cause une partie des activités des salles des marchés, l’AFTB vous convie à une conférence sur |